Le nombre de futurs médecins qui pourront accéder à l’internat est désormais connu. Un arrêté publié au Journal officiel le 5 août fixe à 10 260 le nombre de postes ouverts pour l’année universitaire 2026-2027. Un niveau inédit, qui traduit la volonté des pouvoirs publics d’accélérer la formation de médecins alors que le système de santé reste confronté à d’importantes tensions démographiques.

1 341 postes supplémentaires en un an

La nouvelle promotion d’internes franchira donc le seuil des 10 000 postes. Avec 10 260 postes ouverts, contre 8 919 en 2025, le nombre de places progresse de 1 341 postes en un an, soit environ 15 %.

Cette hausse constitue un effort particulièrement important pour les pouvoirs publics. Elle intervient dans un contexte où de nombreux territoires font face à des difficultés d’accès aux soins et où le vieillissement de la population médicale fait peser un risque sur les effectifs disponibles dans les prochaines années.

L’enjeu dépasse donc la seule rentrée universitaire. Les étudiants qui entreront en troisième cycle à l’automne 2026 seront appelés, au terme de leur formation, à renforcer les effectifs médicaux dans les hôpitaux, les établissements de santé et, pour une partie d’entre eux, la médecine de ville.

La médecine générale au cœur du dispositif

Parmi les différentes spécialités, la médecine générale bénéficie d’une progression particulièrement importante.

Le ministère annonce 4 070 postes en médecine générale, dont 312 réservés aux étudiants ayant signé un contrat d’engagement de service public (CESP). Cela représente 477 postes supplémentaires par rapport à 2025.

Avec plus de 4 000 places, la médecine générale représente ainsi près de 40 % de l’ensemble des postes proposés.

Pour le gouvernement, ce choix répond directement aux besoins de soins de premier recours. L’objectif est notamment de former davantage de médecins généralistes susceptibles, à terme, de s’installer dans les territoires où l’offre médicale est insuffisante.

Le contrat d’engagement de service public constitue également un levier pour favoriser cette répartition territoriale. En échange d’une allocation pendant leurs études, les étudiants concernés s’engagent à exercer ensuite dans une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante.